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Bénin/Plausible organisation d’un référendum pour l’amendement de la constitution : encore des dizaines de milliards de dépenses qu’on aurait pu éviter

C’est désormais un secret de polichinelle : la proposition de loi portant amendement de la constitution de la république du bénin n’a pas prospéré puisque par 19 voix contre et 62 pour, la minorité parlementaire a réussi à bloquer le processus pour ce qui concerne l’étape parlementaire. La constitution prévoit en effet un minimum de quatre cinquième pour l’adoption d’un tel type de texte. Conformément à la même constitution, ce cas de figure renvoie à une consultation populaire au cours de laquelle le peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté nationale sera amené se prononcer sur ce projet et donc à décider de son adoption ou non. Nous parlons donc là de référendum ; et qui dit référendum, dit argent, beaucoup d’argent. Il sera en effet question d’organiser des élections précédées de campagnes électorale ; des activités qui comme nous le savons, vont engendrer des plusieurs milliards de francs de dépense au contribuable béninois.

S’il est vrai que l’accomplissement des actes de souveraineté ont un coût, il n’est pas moins vrai que la gestion rationnelle des ressources publiques pour cette fin est une exigence morale, voire républicaine. Et c’est là ou tout citoyen, patriote et soucieux de la gestion parcimonieuse des ressources publiques (je rappelle que nous sommes un pays pauvre très endetté) doit être triste et se désoler de l’échec de l’étape parlementaire de ce processus d’amendement de notre loi fondamentale puisqu’aucun des 82 députés devant permettre le dénouement n’était contre le principe de la modification. Il eut donc suffi que l’ensemble des parlementaires se soit mis d’accord ou à défaut, que la majorité requise ait donné son quitus pour que notre pays ait été en mesure d’économiser plusieurs milliards de FCFA appelés probablement à être engloutis dans l’organisation du référendum. La désolation et la colère du contribuable béninois doit être d’autant plus grande que le processus n’a pas échoué au parlement faute de consensus – puis que l’étape de la recevabilité a été franchie- mais simplement pour des raisons de suspicion. « Suspect » ; c’est en effet le mot qui revenait en cœur sur les lèvres de la quasi-totalité des députés de la minorité parlementaire. Et donc, juste pour des questions de suspicion, notre pays pourrait être amené à débourser prochainement des dizaines de milliards de nos francs. Des milliards dont on aurait pu faire économie et qui aurait pu servir à des fins vitales pour les populations qui sont dans le besoin.

On, retiendra donc que le climat de confiance entre l’exécutif béninois et la minorité parlementaire est complètement altéré et cause d’énormes préjudices à notre pays au nombre desquels ce gâchis financier que va constituer l’organisation plausible d’un referendum. Face à un tel état de chose, l’on est en droit de se demander qui des deux acteurs (mouvance et opposition) fait montre de mauvaise foi et donc entretien ce climat de crise de confiance qui pour le moins s’avère futile mais surtout nuisible pour notre pays. L’opposition parlementaire, consciente de sa capacité de nuisance joue-t-elle à mettre les bâtons dans les roues du régime TALON ? Est-elle en mission pour un ou des individus de mauvais aloi pour qui rien ne doit avancer dans le pays si ce n’est par leur biais ? Ou alors, voue-telle à ce point une haine viscérale au président Patrice TALON au point de bloquer systématiquement toute initiative émanant de lui ou de ses proches, même si celles-ci s’avèrent bénéfiques pour le pays ? Est-ce la majorité parlementaire qui brime à ce point leurs  collègues de la minorité? Les opposants ne seraient-ils pas suffisamment associés aux différents travaux au point ou ces derniers en viennent à suspecter toute démarche provenant du BMP? voilà autant de questions que je me fais et que devrait aussi se faire chacun des 82 députés qui nous représentent actuellement afin de poser un réel diagnostic à partir duquel ils pourront dégager  la bonne thérapie a même de ramener au sein de l’hémicycle un indispensable climat de confiance sans lequel il sera difficile voire impossible pour eux de remplir convenablement la mission à eux assignée par le peuple; celle de le représenter valablement et de défendre avec efficience ses intérêts. Dans tous les cas, le peuple, véritable de détenteur de la souveraineté nationale ne manquera pas d’aviser en temps opportun sur la façon dont chaque parlementaire aura accompli la mission.

 

Guillaume de SOUZA

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