BÉNIN/ PROCÈS DANS L’AFFAIRE ICC SERVICE ET CONSORTS : DE SULFUREUX DÉBALLAGES COMPROMETTENT DANGEREUSEMENT LE RÉGIME DÉFUNT DE THOMAS BONI YAYI  

Les auditions dans le cadre du procès dans l’affaire dite « ICC service et consorts » se sont poursuivies ce mardi 18 octobre 2018 à Porto-Novo devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). Démarrées hier lundi 17 octobre, ces assises suivies de très près par des millions de béninois grâce à leur retransmission en directe sur les ondes de la radio nationale du Bénin, nous font voguer dans un gigantesque océan de révélations, les unes aussi renversantes que les autres. En effet, si la première journée s’est montrée très riches en informations rocambolesques grâce aux auditions des cerveaux supposés de ce qu’il convient d’appeler désormais l’arnaque du millénaire au bénin d’une part et celle du ministre d’État Pascal Iréné KOUKPAKI d’autre part qui comparaissait en qualité de « sachant », la journée de ce mardi n’a pas elle non plus été pauvre en déclarations abracadabrantes. Au nombres des comparutions à la barre, on pouvait remarquer celle de l’ancien Procureur Général de la République près la cour d’appel de Cotonou, le magistrat Constant George AMOUSSOU, lui aussi incarcéré dans le cadre de cette scabreuse affaire.  De ses déclarations, on peut retenir en substance que les véritables cerveaux de ce dossier sont l’ancien Président béninois Thomas boni YAYI et l’actuel ministre d’État Pascal Iréné KOUKPAKI. Les deux personnalités indexées auraient signé un pacte de prise en otage du bénin pour 20 ans. Un accord qui devrait permettre à chacun d’eux de passer dix années à la tête du Bénin. Ils auraient donc orchestré, toujours selon l’ex procureur Constant George AMOUSSOU, cette gigantesque arnaque afin de mobiliser le financement nécessaire aux actions propagandistes et aux campagnes électorales indispensables à la concrétisation de leur funeste projet. Ainsi, les sieurs Guy APLOGAN, Émile TÉGBÉNOU et consorts ne seraient que de simples exécutants et lui-même Constant George AMOUSSOU ne serait qu’un bouc émissaire dans ce dossier. Si les campagnes de populismes à outrances, d’achat de conscience massif et permanent des population à coup de centaines de millions de nos francs, et bien d’autres dépenses folles d’argent d’origines douteuses qui ont caractérisé les 10 ans du régime YAYI pourraient amener le citoyen lambda à faire foi aux déclarations de l’ex Procureur Général, il reste que la preuve demeure la rançon du droit et qu’à l’étape actuel de l’évolution du dossier, il s’agit de la parole du Procureur Constant George AMOUSSOU  contre celle de Thomas Boni YAYI et d Pascal Iréné KOUKPAKI . Dans tous les cas, ces différentes révélations fracassantes augurent d’une suite encore pleine de surprises et de révélations palpitantes qui, à coup sûr, nous feront dresser les cheveux sur la tête. Les auditions reprendront demain mercredi 19 novembre dès 9h à la CRIET à Porto-Novo et seront toujours retransmises en direct sur les ondes de la radio nationale du bénin. Affaire à suivre donc.

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